Loading...
Droit européen du travail2023-07-06T16:19:29+02:00

Droit Européen du travail

Le droit européen du travail englobe plusieurs réalités. Il inclut à la fois le droit de l’Union européenne mais également le droit européen non communautaire.

Ainsi, le droit communautaire fait naître des conventions, élaborées par le Conseil de l’Europe, qui seront par la suite ratifiées par les Etats. Leur ratification, qui leur donnera un effet direct, permettra à tous les justiciables de l’invoquer devant le juge national.

La plus connue étant la Convention Européenne de Sauvegarde des Droits de l’Homme et des libertés fondamentales (CESDH). En effet, celle-ci consacre notamment l’interdiction du travail forcé et obligatoire (article 4) ou la liberté syndicale (article 11). Mais d’autres articles non spécifiques aux travailleurs trouvent également leur application en droit du travail (droit au procès équitable, droit au respect de la vie privée et familiale).

Plus largement, le droit de l’Union européenne offre, notamment en droit du travail, une protection globale dans l’objectif d’une unification et d’une harmonisation du droit social dans l’Union. Il est important de souligner le principe de primauté du droit communautaire qui permet à tout justiciable d’invoquer une disposition communautaire même si elle n’a pas été ratifiée par l’Etat.

Les diverses sources de droit communautaire

Il existe diverses sources de droit communautaire. D’une part, il y a les traités constitutifs (Paris, Rome et Maastricht) ou les traités modificatifs (Amsterdam et Nice) et, d’autre part, il y a le droit dérivé. Il s’agit principalement des directives et des règlements qui sont des actes adoptés unilatéralement par les institutions de l’UE. Le règlement qui a une portée générale est directement applicable par les Etats membres alors que la directive définit la finalité de la mesure, qui est obligatoire, mais laisse les Etats le choix de la façon d’y parvenir.

En plus de cela, les institutions européennes peuvent émettre des décisions, qui ont un effet direct mais seulement pour les états qu’elle désigne, ou encore des recommandations et des avis qui n’ont pas de portée contraignante.

Enfin, la Cour de justice de l’Union européenne (CJUE) offre une jurisprudence riche et essentielle pour l’interprétation du droit et son application en droit interne. En effet, la loi française doit être interprétée par le juge national à la lumière de l’interprétation fournie par les juges communautaires.

En ce sens, l’Etat français a notamment fait l’objet de nombreuses condamnations de la CEDH concernant la longueur des délais de procédure en matière prud’homale (CEDH, 14 novembre 2000, DELGADO c/France, n °38437-97).

Notre actualité Droit Européen du Travail

1211 2012

La rupture conventionnelle signée peu après le prononcé d’une sanction disciplinaire est valide

12 novembre 2012|

La rupture conventionnelle signée peu après le prononcé d’une sanction disciplinaire est valide Le fait pour un salarié de recevoir un avertissement peu avant la signature de la convention de rupture avec son employeur ne suffit pas à lui seul à caractériser l’existence d’un différend entre eux susceptible d’annuler la rupture conventionnelle. CA Paris 22 février 2012, n° 10/04217, ch. 6-6, C. c/ SAS Brasserie [...]

1111 2012

Le délai minimum de notification d’une sanction disciplinaire est porté à deux jours ouvrables

11 novembre 2012|

Le délai minimum de notification d’une sanction disciplinaire est porté à deux jours ouvrables Article 47 de la loi 2012-387 du 22 mars 2012 relative à la simplification du droit et à l’allègement des démarches administratives (JO 23 p. 5226). L’article 48 de la loi du 22 mars 2012 impose désormais aux employeurs le respect d’un délai minimum de 2 jours ouvrables, au lieu de [...]

1011 2012

Le salarié doit être informé de ses droits au DIF même s’il ne peut pas suivre une formation

10 novembre 2012|

Le salarié doit être informé de ses droits au DIF même s’il ne peut pas suivre une formation L’employeur doit informer le salarié, sauf s’il a commis une faute lourde, dans la lettre de licenciement, de la possibilité qu’il a de demander pendant le préavis à bénéficier d’une formation dans le cadre du DIF. Plus précisément, l’employeur doit informer le salarié du nombre d’heures acquises [...]

911 2012

Le Pôle emploi sanctionné pour avoir failli à sa mission de suivi d’un chômeur

9 novembre 2012|

Le Pôle emploi sanctionné pour avoir failli à sa mission de suivi d’un chômeur Le Pôle emploi a été condamné par le Tribunal administratif de Paris en raison de ses manquements en matière d’accompagnement des demandeurs d’emploi, ayant eu des conséquences grave pour un chômeur âgé de plus de 50 ans au moment de son inscription (TA Paris, 11 septembre 2012, n°1216080/9). Ce dernier n’a [...]

911 2012

Retards répétés d'un salarié : pas de faute grave sans avertissement préalable

9 novembre 2012|

La Cour de cassation considère qu'un salarié comptant trois ans d'ancienneté et qui multiplie les retards sur une période d'un mois ne peut être licencié pour faute grave sans avoir été mis en garde au préalable. Les retards à la prise de poste ou absences injustifiées d’un salarié ne constituent pas systématiquement une faute suffisamment grave pour justifier la rupture immédiate du contrat de travail...

811 2012

Les conditions de validité de la rupture conventionnelle : droit du salarié de se faire assister lors des entretiens

8 novembre 2012|

La position des Cours d'appel diffère sur la question de savoir s'il existe une obligation d'information à la charge de l'employeur sur la possibilité pour le salarié de se faire assister lors de l'entretien préalable à la rupture conventionnelle. En vertu de l'article L 1237-12 du Code du travail, le salarié......

711 2012

Les conditions du retour d’un congé de maternité

7 novembre 2012|

L'employeur peut refuser le changement d'horaire demandé par une salariée après un congé maternité. L'employeur qui examine loyalement la demande de modification des horaires de travail présentée par une salariée à l'issue du congé maternité, sans porter atteinte à son droit à une vie familiale normale, est en droit de lui opposer un refus. Dans cette affaire, la Cour de cassation était saisie du cas d'une salariée qui, à l'issue de son congé de maternité, avait refusé de reprendre le travail aux horaires antérieurs. Elle occupait un poste d'agent d'entretien, et travaillait du lundi au samedi de 6 heures à 9 heures.

611 2012

Le Pôle emploi doit se montrer vigilent lors de la diffusion d’offres d’emploi

6 novembre 2012|

Le Pôle emploi doit se montrer vigilent lors de la diffusion d’offres d’emploi. D’une manière générale, il doit vérifier que les offres d’emploi ne comportent pas de mentions interdites par le Code du travail, incluant un caractère discriminatoire (sexe, situation de famille, race, âge, handicap, nationalité, langue parlée, etc.).

Go to Top